27 Ekim 2012 Cumartesi
10 Ekim 2012 Çarşamba
POLÉMIQUE – La gare de Haydarpaşa est-elle en danger ?
L’assemblée municipale d’Istanbul vient d’approuver un plan de reconstruction de la gare et du port de Haydarpaşa, sur la rive asiatique. Cette décision ouvre la voie au lancement d’un appel d’offre. Inquiètes pour le devenir de ce symbole d’Istanbul, plusieurs ONG envisagent d’ouvrir un procès
Haydarpaşa après l'incendie de sa toiture (photo Berkan Süren)
C’est précisément ce qui inquiète les associations d’architectes, d’urbanistes et de riverains. Si, comme cela est envisagé, le port de Haydarpaşa devait être aménagé pour accueillir les paquebots de croisière, la zone concernée serait fermée au public. “On nous dit qu’il n’y aura pas de constructions d’hôtels. Y aura-t-il alors un musée ou un centre culturel ? Dans le même temps, on propose de demander leur avis aux habitants. Bref, on entend une multitude de sons de cloche”, observe Saltuk Yüceer, président de la Chambre des architectes d’Istanbul sur la rive anatolienne, dans le quotidien en ligne Bianet.
Haydarpaşa restera-t-elle une gare ?
La chambre menace d’intenter une action en justice. Elle accuse la mairie d’utiliser l’incendie de 2010, lequel avait détruit une bonne partie de la toiture, et la suppression récente des lignes interurbaines pour accélérer ses projets. Elle redoute que les lignes de banlieue ne subissent bientôt le même sort et que la gare de Haydarpaşa ne soit plus, à terme, une gare.
“Ce projet signifie plus de travaux, plus de circulation humaine et automobile à Kadıköy. Il est faux de dire qu’il présente un intérêt économique pour les habitants. Au contraire, les employés de TCDD (la société des chemins de fer, ndlr) perdraient leurs emplois”,estime Saltuk Yüceer, qui imagine déjà le monument historique transformé en centre commercial.
“La gare de Haydarpaşa pourrait perdre sa fonction (avec ce projet). Nous voulons défendre la spécificité ferroviaire du bâtiment de Haydarpaşa et le transmettre aux générations futures, car il appartient à notre héritage culturel” renchérit Akif Burak Atlar, secrétaire général adjoint de la Chambre des urbanistes d’Istanbul, dans une interview au Hürriyet Daily News.
Le plan de reconstruction adopté la semaine dernière à l’assemblée municipale d’Istanbul a récolté les voix des membres AKP (Parti de la justice et du développement) et l’opposition des élus CHP (Parti républicain du peuple). Sefer Kocabaş, le président de la Commission de développement au sein de cette assemblée, s’est défendu dans les médias de vouloir édifier un “Manhattan à Haydarpaşa”. Peine perdue : dimanche, pour la 33ème semaine consécutive, le groupe Haydarpaşa Dayanışması (Solidarité Haydarpaşa) a manifesté sur les marches de la gare.
Anne Andlauer (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) mardi 18 septembre 2012
19 Eylül 2012 Çarşamba
2 Eylül 2012 Pazar
Haydarpaşa, un monument en sursis ?
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HSPP
HSPP Nedir?
WMF (World Monuments Fund) 'World Monuments Watch 2012'Listesinde Haydarpaşa Tren Garının listelenmesini sağlayan projedir"Haydarpaşanın uluslararası kamuoyunda maruzkaldığı tehdit ile bilinirliğini sağlamıştır.
HSPP. Kültürel miras alanlarının korunmasını için, kar amacı gütmeyen bir ekibin ortak çalışmasıdır. Haydarpaşa Station Preservatıon Project, "kamuoyuna sunulan projeler,
çeşitli planlama söylenceleri ve gelecekteki bilinmezleri ile tehlike altındaki bir kültür mirasına" farklı bir bakış açısı ile dikkat çekerek belkide gelecekteki miras alanlarının dönüşümünde rol model olabilecek bir fikrin öncüsüdür.
Kültürel miras alanları,kent belleklerinin dönüşümü, ve yeni bir işlev ile var olması yöneliminde farklı alanların sanat,mimari vb katılımının tartışılıp oylanacağı platformlar oluşturabilmek amacı ile yola çıkmış bir fikir projesidir.
Kültürel miras alanları,kent belleklerinin dönüşümü, ve yeni bir işlev ile var olması yöneliminde farklı alanların sanat,mimari vb katılımının tartışılıp oylanacağı platformlar oluşturabilmek amacı ile yola çıkmış bir fikir projesidir.
ANI, TURKEY
1 site works started this summer and focus on the installation of structural monitoring instruments and a protecting shoring and scaffolding system, as well as documentation of the structure’s fallen remains, sections of the walls, and dome. Fencing to secure the building site has been installed, as has a portable office with support facilities, including water supply.
Three levels of steel scaffolding are being erected within the interior of the structure to provide protection for the workers clearing the floor paving of the church and to support the weakened sections of the dome until repair work begins. Once in place, the scaffolding will provide access to the structure for further study of the whitewashed wall paintings and allow for repairs to be made to the cracked sections of the walls and dome.
Before the scaffolding could be installed, over 150 large pieces of fallen remains ranging in weight from 4 to 12 tons were hoisted away from the building’s foundation, relocated to a secure area adjacent to the church, and are now being catalogued. The fragments, many of which are inscribed and carved, will be laser-scanned and studied for possible reintegration into the two flanking sections of damaged walls. A fragile section of the damaged outer wall near the original entry was shored with a steel support column before the fragments were moved.
The documentation, conservation, consolidation, and strengthening of the Church of the Holy Savior will be completed in three phases over the next four years. This project is made possible in part with support from the US Ambassadors Fund for Cultural Preservation and all work is carried out in partnership with the Turkish Ministry of Culture and Tourism.
http://www.wmf.org/field/update-work-church-holy-savior-ani-turkey
14 Ağustos 2012 Salı
Des artistes québécois à la rescousse de la mythique gare Haydarpasa d’Istanbul
Photo : Seda Öztas Kiyan, World Monuments Fund
Plaque tournante du transport d’Istanbul, l’imposante gare de style néogothique a été érigée en 1908 par des architectes allemands.
Des Québécois se mobilisent pour préserver la gare historique Haydarpasa d’Istanbul. Un journaliste féru de patrimoine et trois artistes préparent une exposition de leurs oeuvres afin de préserver cet espace public emblématique de la rive asiatique de la métropole turque.
Michael Werbowski, journaliste pigiste et amoureux du patrimoine, s’est associé aux artistes Suzie Pilon (estampe et gravures) Paul-Émile Rioux (arts numériques) et David Roffey (peinture) afin de réaliser une exposition qui sensibilisera le public au passé, au présent et au futur incertain de la gare Haydarpasa tout en nouant des liens entre artistes turcs et québécois. Trois artistes d’Istanbul participeront également à l’exposition.
« C’est le syndrome des gares qui tombent en désuétude, comme la gare Windsor ici », explique au Devoir Michael Werbowski, charmé par cet édifice surplombant le Bosphore lors sa couverture de la présidentielle turque de 2007.
Plaque tournante du transport d’Istanbul, l’imposante station de style néogothique a été érigée en 1908 par des architectes allemands comme cadeau du « dernier kaiser au dernier sultan » ottoman afin de prolonger la ligne ferroviaire vers Bagdad, écrit M. Werbowski sur son blogue (haydarpasha.blogspot.org). Elle desservait tout l’est du pays, assurant notamment la liaison jusqu’à la capitale Ankara.
En 2010, un important incendie avait ravagé le toit de la gare de ce quartier en plein boom de la métropole. Si bien que le World Monuments Fund (WMF) l’a inscrite sur sa liste 2012 des sites à surveiller.
« C’est le pont entre l’Orient et l’Occident. Est-ce que ça va rester dans l’enceinte publique ou être emporté par la vague de PPP ? s’inquiète M. Werbowski. Nous, on veut que ça reste un endroit public. » Favorisant le transport collectif ainsi qu’un usage culturel, M. Werbowski souhaiterait notamment que la Biennale d’Istanbul s’y tienne en 2013.
La gare est fermée depuis le début de l’année, pour rénovations. Les autorités politiques ont promis de la restaurer et de la transformer en centre culturel et commercial. Les rénovations visent aussi à adapter les installations à un train rapide reliant Istanbul à la capitale.
Mais M. Werbowski craint que ces promesses ne cachent des ambitions de privatiser le site. Il estime que l’avenir de l’édifice est emblématique des choix urbanistiques de cette grande métropole du xxie siècle : adopter le modèle de Dubaï ou garder un enracinement dans son histoire. Sur son site, le WMF explique que la communauté stambouliote favorise un usage qui préserve l’accès public et ouvert à l’édifice.
« Préservation, ça veut aussi dire préservation des traditions et de l’identité culturelle », explique l’artiste Suzie Pilon en précisant que les artistes choisis pour le projet travaillent tous sur la notion de territoires. Elle dirige le Centre de l’image et de l’estampe de Mirabel et travaille notamment en collaboration avec les communautés autochtones.
L’exposition intitulée Past, Present and a Certain Future s’amorcera le 28 novembre, jour de l’incendie de 2010, et devrait courir jusqu’au 15 décembre, dans les locaux mêmes de la gare historique.
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